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F1 - Opinion - Ferrari doit tenter le pari Charles Leclerc

Le Monégasque aura le niveau d’ici à la fin de l’année

14 juin 2018 - 16h42, par Emmanuel Touzot 

On l’a vu depuis l’interdiction des essais privés en cours de saison, et depuis la limitation des essais hivernaux, les jeunes pilotes ont de la peine à trouver un bon rythme lorsqu’ils arrivent en Formule 1, et même les plus grands talents des catégories inférieures semblent avoir besoin d’un temps d’adaptation pour retrouver leur niveau. S’ils le retrouvent.

En première ligne de cette description, on pense évidemment à Stoffel Vandoorne. Champion de GP2 en 2015, le Belge a patienté un an avant de rejoindre les rangs de la F1, si l’on met de côté sa très réussie pige de Bahreïn en 2016, en remplacement d’un Fernando Alonso blessé.

Mais Vandoorne, certes arrivé dans une écurie en plein trouble, peine à concrétiser et continue aujourd’hui de naviguer en retrait d’Alonso, tout en répétant les mêmes erreurs, notamment au départ.

Le cas de Pierre Gasly et Antonio Giovinazzi, champion et vice-champion de GP2 en 2016, est lui aussi notable, puisque le premier est arrivé en Formule 1 après une saison au "purgatoire" de la Super Formula, comme Vandoorne, et peine aujourd’hui à se démarquer très nettement de Brendon Hartley, pourtant en danger chez Toro Rosso.

Bien sûr, Gasly semble meilleur en gestion de course, et a profité de l’immense bond en avant de Toro Rosso à Bahreïn pour briller avec la quatrième place, mais sur un tour, le Français et son équipier sont à égalité, et ce même si Gasly n’a pas eu la chance qu’il voulait à Montréal.

On peut aussi citer l’exemple de Max Verstappen, contre lequel on ne peut pas apporter de reproche au niveau de la vitesse. Le Néerlandais est très rapide, gère très bien ses courses, et possède un sens de l’attaque que lui envient certainement beaucoup d’autres pilotes. Mais le Néerlandais semble peu à même de ne pas commettre cycliquement les mêmes erreurs, encore et encore. Après quatre années en Formule 1, il semble lui manquer un petit quelque chose pour atteindre une parfaite maturité qui, couplée à son talent naturel, ferait pourtant de lui l’un des meilleurs pilotes actuels.

C’est alors que vient le cas de Charles Leclerc - certainement le meilleur pilote de l’histoire de la F2 moderne - qui arrive chez Sauber après avoir dominé outrageusement la saison 2017 de l’antichambre de la F1. Le Monégasque a connu des premières courses agitées, avec de nombreuses sorties de piste sans conséquence, et une difficulté à suivre Marcus Ericsson.

Mais ça n’a pas duré. Il a reconnu lui-même avoir décidé de faire son week-end et sa course en autonomie à Bahreïn, optant pour ses choix techniques et stratégiques en lieu et place de l’équipe. Après avoir constaté un évident fiasco, il a décidé de repartir de zéro et de laisser l’équipe l’aider. Les résultats sont alors arrivés très vite.

Il a battu Marcus Ericsson en qualifications à Shanghai, avant de signer une performance exceptionnelle à Bakou, où il a terminé sixième en ayant scrupuleusement suivi les conseils de la responsable de la stratégie chez Sauber, Ruth Buscombe, et piloté pour éviter les embûches de cette course folle.

C’était aussi le premier week-end où il a franchi la Q1 pour se qualifier 14e, en Q2. Depuis, il n’a pas fait moins bien et a terminé en Q2 trois fois de suite, avec une 13e place de grille à Montréal le week-end dernier et un nouveau point marqué.

Les progrès du Monégasque sont visibles, course après course, et le fait qu’il ait amené la Sauber en Q2 quatre fois de suite, sur des circuits aussi différents que Bakou, Barcelone, Monaco et Montréal montre sa capacité à régler la monoplace et à s’adapter à son environnement. Un environnement qu’il maîtrise également très bien au sein de l’équipe, puisqu’il semble prêt à écouter les conseils que Sauber et ses divers ingénieurs peuvent lui apporter.

Cette association entre vitesse, écoute, vision mature de la course et capacité d’adaptation à son équipe et à une nouvelle discipline, dont il expliquait que le pilotage est très différent par rapport à la F2, en fait certainement le débutant le plus complet depuis Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, tous deux arrivés en 2007.

Ce qui laisse une question évidente : Pourquoi ne pas le promouvoir chez Ferrari dès 2019 ?

Après tout, la Scuderia a expliqué en début d’année que si elle se séparait de Kimi Räikkönen, ce serait pour un jeune pilote. Et le Finlandais, après un début de saison plutôt réussi, peine toutefois à concrétiser. Malchanceux et sacrifié stratégiquement durant les premières courses, lorsqu’il montrait des performances dignes d’une victoire, il semble un peu en retrait récemment, notamment à cause d’erreurs en Q3 qui le relèguent plus loin sur la grille.

Sans jeter la pierre à Räikkönen, on peut se demander si Ferrari, qui le prolonge une année à la fois depuis 2014, ne devrait pas profiter de la très bonne dynamique dans laquelle s’est inscrite Charles Leclerc pour le titulariser en 2019.

S’il n’est pas encore prêt, il pourrait largement l’être d’ici à la fin de saison, et apprendrait encore plus vite au contact d’un champion du monde comme Vettel que d’un Marcus Ericsson, empêtré dans des résultats médiocres pour la cinquième année consécutive.

Et surtout, il serait grandement dommage de laisser passer ce que les anglo-saxons appellent "momentum", littéralement "élan", c’est à dire la dynamique dans laquelle se trouve Leclerc. Après tout, mettre un pilote en attente durant un an ne semble pas très pertinent, lorsque l’on voit à quel point ça a desservi Vandoorne et, dans une moindre mesure, Gasly.


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