Grand anxieux par nature, Norris a longtemps douté de lui chez McLaren F1

Il se félicite de n’avoir pas connu le McLaren de Ron Dennis

Par Alexandre C.

30 mai 2020 - 18:01
Grand anxieux par nature, Norris a (…)

Sous ses apparences de jeune homme détendu et souriant, Lando Norris est en réalité quelqu’un de très anxieux et qui a même un temps douté de ses capacités à percer en Formule 1. C’est cette facette, trop souvent méconnue, du pilote McLaren qui a été ainsi mise en lumière par le principal intéressé lors d’une interview éclairante pour le site officiel de la F1.

Lando Norris raconte ainsi combien la pression de faire ses débuts en F1, dans une équipe historique, était forte début 2019…

« J’ai beaucoup souffert au début de la saison avec toute la pression et les choses que je devais supporter. »

« Je ne croyais pas en moi, je ne croyais pas que j’allais faire un assez bon travail en gros, et puis je ne savais pas ce que je ferais si ça ne se passait pas bien. »

« J’ai donc beaucoup souffert au début de la saison, juste d’un peu tout - je ne sais pas de quoi exactement, mais au global, j’ai lutté mentalement à cause de tout cela. »

Qu’est-ce qui stressait particulièrement celui qui a pourtant battu, de peu, Carlos Sainz en qualifications l’an dernier ?

« Je souffrais avec certaines choses, j’avais du mal à progresser dans ces domaines. Je me disais, il y a du potentiel - Carlos extrait beaucoup plus de choses de la voiture que moi, donc le rythme est là dans la voiture. Mais je ne fais pas un très bon travail. »

Lando Norris doutait-il ainsi de ses capacités ? Pourtant, il avait brillé en formules de promotion, n’étant battu que par George Russell en F2…

« Je pense que je prenais tout pour acquis, beaucoup plus à l’époque de la F4 et de la F3. »

« C’était beaucoup plus facile au fond - je pouvais juste me présenter au départ et gagner. Pas si facilement, mais... »

Heureusement, Lando Norris a eu la chance de tomber sur un environnement McLaren apaisé, qui lui a permis de progresser. Si Ron Dennis avait été encore aux manettes, l’ambiance aurait pu être tout autre, souligne-t-il ouvertement.

« Quand ils avaient la pire image... enfin, pas la pire image, mais la plus dure, celle de McLaren - je pense qu’alors cela aurait été encore pire. Tout le monde a essayé de me rendre la vie aussi facile et confortable que possible. »

« Mais quoi qu’en dise tout le monde, c’est toujours la vraie vie, je dois toujours être performant, je dois faire ceci, je dois faire cela. Peu importe le nombre de fois que quelqu’un me dit "ça va aller, tu vas le faire", il y a toujours de la confiance en soi et des doutes. »

Désormais, même si la piste lui manque, Lando Norris se sent plus confiant et apaisé.

« J’aime être sur la piste et tout ça, mais quand j’en suis loin, parfois je ne sais pas quoi faire. Parce que j’aime tellement la F1, tout le reste n’est pour moi que douleur et agonie, ce qui semble évidemment égoïste et tout ce qui s’en suit. Mais je déteste le côté entraînement, je déteste tout ça. »

« Je me sens tellement mieux maintenant, parce que je suis juste plus détendu. Je sais ce que les gens attendent de moi, je sais ce que je dois faire et ce que je peux réussir, et la situation est ainsi beaucoup plus agréable que l’année dernière à la même époque pour moi. »

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