Le duo Wittich-Freitas n’est qu’un ‘pansement temporaire’ pour Ben Sulayem

Il veut former de nouveaux directeurs avec le ROC

Par Alexandre C.

31 août 2022 - 09:02
Le duo Wittich-Freitas n'est (…)

Après le Grand Prix d’Abu Dhabi l’an dernier, Michael Masi, le directeur de course de la FIA, avait été mis sur la touche, son erreur humaine ayant été reconnue ; l’Australien a été remplacé par un duo de directeurs de course, Eduardo Freitas et Niels Wittich.

Mais les premières polémiques n’ont déjà pas manqué d’éclater contre ce duo, les pilotes critiquant un manque de constance ou l’intransigeance (en particulier de Niels Wittich).

La situation actuelle n’est pas idéale, a volontiers reconnu Mohammed Ben Sulayem. Le président de la FIA indique cependant déjà réfléchir à des alternatives pour former des directeurs de course.

« Je voudrais que la Fédération, si le président n’est plus là demain ou quoi qu’il arrive, ne dépende pas de moi ou d’une personne, mais d’une équipe. »

« Et c’est la seule façon de rendre le tout durable. Dans l’une de mes interviews, j’ai demandé où je pouvais trouver des directeurs de course. Je ne peux pas aller les chercher sur Google ou sur Amazon, il faut les créer. »

« Et je ne veux pas finir par n’en avoir qu’un. Dieu bénisse son âme, je veux dire, nous avons eu une grande perte avec Charlie, mais ensuite nous n’avons pas eu quelqu’un d’autre. Cela ne peut pas être comme ça, nous devrions en avoir plus d’un. »

« Je vous dis ce qui s’est passé cette année, c’est un pansement, ce n’est pas un remède. »

« Ce n’est pas une solution permanente. C’est seulement un pansement, parce que nous devons combler les lacunes. Et puis vous avez les commissaires, nous devons aussi définir qui sont les commissaires et les former. »

La FIA avait déjà émis l’idée de former des co-pilotes de WRC à devenir directeur de course (voir notre article).

Mohammed Ben Sulayem pense aussi à la salle de contrôle virtuel (Remote Operation Center), une sorte d’arbitrage vidéo, dans une installation à Genève. Ces infrastructures pourraient d’une part aider à former des directeurs de course en répliquant les Grands Prix de façon grandeur nature ; d’autre part, à assister en week-end de Grand Prix les directeurs de course. Mais cela prendra du temps...

« Nous ne pouvons pas être réactifs, nous devons être proactifs. Alors j’ai rassemblé nos gens, tous nos gens. Vous pouvez voir [le Remote Operation Center], c’est comme la VAR en football. Quand j’ai parlé à Gianni [Infantino, président de la FIFA], il m’a dit qu’ils avaient maintenant moins de plaintes. »

« Alors j’ai dit pourquoi ne pas compléter les personnes présentes sur le circuit avec celles à Genève ? Peu de gens savent ce que fait la FIA, toute l’organisation sportive relève de la FIA. »

« Alors utilisez la technologie, amenez-la ici, travaillons avec la FOM, et faisons une meilleure course. Vous ne pouvez pas diriger la F1 comme la F4 ou autre. »

« Donc ce que nous avons fait, c’est utiliser la technologie, qui est facile à utiliser. Il faut l’avoir mais la rendre proactive depuis Genève et l’appliquer à la piste. Et plus que cela [il faut s’en servir pour] la partie éducative, sur l’aspect formation qu’il nous faut mener. »

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