Monza rebaptise la Parabolica en l’honneur de Michele Alboreto

Elle deviendra la "Curva Alboreto" dans quelques jours

Par Franck Drui

29 août 2021 - 13:47
Monza rebaptise la Parabolica en (…)

Pour le prochain Grand Prix d’Italie, il va falloir assimiler un changement de nom pour l’une des courbes les plus mythiques du calendrier, la Parabolica de Monza.

En effet le circuit italien a annoncé qu’à l’occasion des 20 ans du décès de Michele Alboreto, le pilote italien aux 5 victoires en F1, ce virage en forme de parabole prendait le nom de "Curva Alboreto".

L’Italien était décédé de manière tragique à l’âge de 44 ans lors d’essais en Endurance au Lausitzring en Allemagne, en 2001.

Une cérémonie sera organisée le samedi du Grand Prix d’Italie.

La biographie de Michele Alboreto :

Depuis 1953, l’Italie attendait un pilote champion du monde. Michele Alboreto aurait pu marquer ce renouveau, mais ce ne sera pas le cas.

Né à Milan, Michele commence sa carrière automobile dans les années 70. En 1978, il décroche ainsi le titre de champion d’Italie de FIAT Abarth. En 1980, avec une March-Alfa Romeo de Formule 3, il remporte quatre courses et le titre européen de la catégorie. Cette même année, il fait ses premiers pas dans les courses de voitures de sport. Avec Lancia, il dispute quatre courses, et terminera deuxième à trois reprises. L’année suivante, Ken Tyrrell décide de le recruter dans son écurie de F1.

Les heures de gloire de Tyrrell ont passé, Michele ne réalise pas d’exploits au volant de la 010 puis de la 011. Il trouve plus de satisfaction dans les voitures de sport, il remporte une victoire aux 6 heures de Watkins Glen. Il dispute également le championnat de Formule 2 avec l’écurie Minardi et remporte le Grand Prix de l’Adriatique. La saison 1982 sera bien meilleure, Michele monte sur son premier podium à Imola, une course marquée par le boycott de plusieurs écuries, suite à un désaccord entre la FISA et les constructeurs. Puis à la fin de la saison, il remporte une éclatante victoire à Las Vegas. Il remporte également trois courses de voitures de sport. La saison 1983 est moins bonne, sauf à Detroit, où le pilote italien remporte la victoire. Impressionné par ce jeune pilote, Enzo Ferrari l’engage pour la saison 1984.

Cette saison est dominée par les McLaren-TAG-Porsche, mais Michele ne se laisse pas faire, il est souvent aux avant-postes et quand la voiture n’abandonne pas, le pilote est toujours classé. En Belgique, il remporte la victoire, puis monte trois fois sur le podium en fin de saison. La saison 1985 est mémorable, dans le bon comme dans le mauvais sens. Lors des dix premières épreuves de la saison, Michele remporte deux victoires, au Canada et en Allemagne, et termine souvent sur le podium. Menant le championnat, les Italiens ont bon espoir de voir leur compatriote triompher au plus haut niveau. Mais étrangement, la saison va se terminer par cinq abandons et c’est Alain Prost qui remporte le titre. Cet échec marque fortement Michele, qui ne remportera plus aucune course.

En 1986, Alboreto n’est plus le jeune pilote triomphant qu’il était. Il ne monte sur le podium qu’une seule fois, tandis que son coéquipier Johansson le dépasse. La situation ne s’arrange pas la saison suivante, face à Gerhard Berger, qui le dépasse aisément en vitesse pure et au classement. Tandis que Berger remporte les deux dernières courses de la saison, Alboreto comptabilise que trois podiums et douze abandons (dont onze consécutifs à des problèmes mécaniques) sur seize courses. En 1988, comme l’année précédente, Berger le dépasse, Michele réussit quelques beaux coups, mais sur la distance, il ne tient plus. A la fin de la saison, il est remercié par ses employeurs.

Michele fait son retour chez Tyrrell, et décroche une troisième place à Mexico, mais bien vite va s’installer un conflit entre sponsors de tabac. Alboreto casse le contrat et part pour l’écurie Larrousse, équipée de monoplaces Lola. Celui qui se battait avant pour la victoire, doit maintenant se battre pour garder sa place sur la grille de départ. En 1990, il est engagé par l’écurie Arrows. Il se qualifie toujours, mais n’apparaît jamais dans les points. En 1991, l’écurie prend le nom de son sponsor, Footwork. En 1991, son score reste vierge, et en 1992 il marque six points. En 1993, il court pour Lola, puis pour Minardi en 1994, marquant un point à Monaco, avant finalement, de jeter l’éponge.

En 1995, Michele décroche un volant dans le championnat de DTM avec Alfa Romeo. En 1996 et en 1997, il participe à quelques courses du championnat IRL. Son meilleur résultat étant une troisième place à Loudon. Mais en 1996, Michele est aussi engagé l’écurie Joest Racing pour les 24 Heures du Mans. En 1997, associé avec Stefan Johansson et Tom Kristensen , Michele va renouer avec la victoire après douze années de disette au volant d’une TWR-Porsche. En 1999, Joest Racing devient l’équipe officielle Audi et en plus des 24 Heures du Mans, où il termine quatrième en 1999 et troisième en 2000, il participe au championnat American Le Mans Series, remportant les 12 Heures de Sebring en 2001.

Le 25 avril 2001, sur le circuit du Lausitzring, Michele Alboreto effectue des essais avec son Audi R8. Lancé à 320 Km/h, il se tue en percutant des barrières suite à une crevaison, il avait 44 ans. Gerhard Berg, son ancien coéquipier a déclaré que "peut-être qu’il aurait dû arrêter de courir il y a quelques années, mais il ne pouvait tout simplement pas quitter le sport automobile - il est mort en faisant ce qu’il aimait".

Avec notre partenaire www.statsf1.com

Calendrier - circuits F1

Recherche

Info Formule 1

Photos

Vidéos